lundi 13 avril 2015

Congrès du PS ou comment cacher l'essentiel


Tout va très bien, Madame la Marquise, 
Tout va très bien, tout va très bien. 
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise, 
On déplore un tout petit rien ...

On connaît la célèbre chanson de Paul Misraki interprétée par l'orchestre de Ray Ventura et ses collégiens. C'est sous le signe de cette chanson que certains voudraient placer le 77e Congrès du Parti Socialiste, qui fait écho au satisfecit de l'actuelle direction du parti au soir des résultats du second tour des dernières élections départementales.
Pourtant la situation est loin d'être aussi satisfaisante. Le PS était au lendemain des élections législatives de juin 2012, le plus puissant parti politique français et était même historiquement au sommet de sa puissance : présidence de la République, majorité à l'Assemblée Nationale et au Sénat, présidence de 19 régions et de 51 conseils généraux et contrôle de la majorité des grandes villes.
Moins de trois ans après, le Parti Socialiste est devenu le troisième homme d'un système tripartite derrière la droite et l'extrême-droite, un parti malade qui a perdu près de la moitié de ses adhérents, une grande part de ses élus et cadres, et qui a divorcé de son électorat.

Aujourd'hui, alors que le Parti Socialiste organise son congrès de mi-mandat, certains dirigeants voudraient que ce qui doit être un outil pour rebondir après trois années politiquement désastreuses se borne à n'être que des petits accords politiciens, des arrangements d'appareils entre clans politiquement opposés mais toujours prompt à se partager les postes de direction.
N'en déplaise à messieurs Hollande et Valls, ce congrès ne doit pas être un simple arrangement d'appareil avec une mention majoritaire fourre-tout qui ferait l'impasse sur les véritables sujets.
La primaire socialiste de 2011 qui a permis l'élection de François Hollande a été une grand moment d'ouverture du parti à la société civile et citoyenne. Depuis, le parti n'a cessé de se refermer sur lui-même. Aujourd'hui, non seulement on veut fermer la porte mais aussi la verrouiller de l'intérieur.

Les militants socialistes ne peuvent se satisfaire d'une telle manœuvre qui éviterait les sujets qui fâchent à commencer par les orientations politiques, économiques et sociales de l'actuel gouvernement qui ne fait même plus consensus au sein même du parti et même y créer de la division. On comprend toute l'absurdité de la situation dans laquelle il faudrait taire ces divisions et espérer rebondir  au sein électoral alors même qu'une large partie de l'appareil militant ni croit pas quand il n'y est pas ouvertement opposé. Ce congrès devrait-il aussi taire l'hémorragie des militants, la désaffection des sympathisants, l'abstention de notre électorat sans en analyser la cause, ni y remédier ?

Et pourtant, le Parti Socialiste reste un bel outil pour promouvoir un certaine idée de la société, sociale et écologique, et surtout le seul en capacité à s'opposer en 2017 au retour d'une droite extrême et à l'émergence de l'extrême droite. Il mérite bien une franche discussion.



vendredi 27 mars 2015

Seine-Saint-Denis, la Gauche enfin rassemblée

Meeting de Bondy avec entre autres Pierre Laurent, Emmanuelle Cosse, Claude Bartolone et Stéphane Troussel

Il aura finalement fallu l'entre deux tours pour que la Gauche se réunisse pour faire barrage à la droite en Seine-Saint-Denis.

Pourtant co-gestionnaires sortants dans le département au côté du Parti Socialiste, Parti Communiste et Front de Gauche ont au premier tour préféré faire cavalier seul pour le plus grand plaisir de la droite forte d'une alliance UMP-UDI.

L'union qui aurait dû se faire au premier tour s'est finalement faite au second tour avec un accord équilibré et réaliste destiné à faire barrage à la droite départementale menée par Jean-Christophe Lagarde (UDI) et Bruno Beschizza (UMP).

Que de temps et d'énergie perdus dans une lutte fratricide inutile et improductive suscité par l'aile gauchiste du Front de Gauche qui fait finalement le jeu de la droite.

Parfois, il ne faut pas se tromper d'adversaire et être réaliste et déterminé sachant qu'un conseil général de droite ne pourrait que conduire le département le plus jeune et le plus pauvre de France métropolitaine dans le mur.

L'union de la Gauche, voire des Gauches est plus que nécessaire pour conserver ce département.

mardi 17 février 2015

Les week-end de Macron

Je viens d'apprendre que le ministre de l'économie Emmanuel Macron venait se ressourcer en famille tous les week-end dans une villa cossue du Touquet.

Enfin, cela c'était avant. Comme de nombreux français, il pourrait ne plus passer ses week-ends en famille, ni même des soirées (seulement jusqu'à minuit, après c'est du travail de nuit) mais au contraire bosser pour ne pas gagner plus.

De plus s'il déménage dans ma très populaire banlieue par volonté d'afficher sa volonté égalitaire, il sera confronté à la difficulté de se déplacer, les transports publics étaient plus rares en soirée et le week-end quand ils sont existants.

Mais le firmament du bonheur économique a un prix qu'Emmanuel est sans doute prêt à payer...

PS : je connais quelques quartiers où il devrait pas avoir de problèmes pour trouver un appartement et des places d'école pour ses enfants.

samedi 24 janvier 2015

Un roi est mort, un blogueur se meurt


La diplomatie a ses impératifs et n'est pas sans contradiction avec nos valeurs démocratiques. Alors que chefs d'état et dignitaires du Monde entier vont se presser au chevet du défunt roi d'Arabie Saoudite, Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, Raif Badawi, blogueur saoudien de 31 ans panse ses plaies.

Le fondateur du site Free Saudi Liberals qui prône une libéralisation religieuse du pays a été arrêté en juin 2012. Condamné en juillet 2013 pour entre autres cybercrime et apostasie à 7 ans de prison et 600 coups de fouet, il fait appel.

En mai 2014, le second jugement le condamne à 10 ans de prison, 1.000 coups de fouet distribué en 20 sceéances hebdomadaire de flagellation et une amende d'un million de ryal (environ 238.000 Euros).

La première séance de flagellation a eu lieu le 9 janvier 2015 en public devant une mosquée de Djeddah. La seconde séance a été reportée par deux fois pour raison médicale, ses plaies n'ayant pas cicatrisé.



Selon Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International, « Raif Badawi est la dernière victime en date de la campagne féroce visant à réduire au silence les militants pacifiques en Arabie saoudite. Les autorités semblent déterminées à écraser toutes les formes de dissidence par tous les moyens à leur disposition, notamment en infligeant de lourdes peines de prison et des châtiments corporels aux militants. »

Je soutiens soutient Raif Badawi 

Sources : Amnesty International

dimanche 9 novembre 2014

Le 9 Novembre 1989, à 23h30...


... le lieutenant-colonel de la Stasi Harald Jäger donne l'ordre d'ouvrir aux citoyens Est-Allemands la frontière au poste de contrôle de la Bornholmer Strasse...

Le Mur de Berlin s'effondre tout comme l'ancien ordre mondial issu de la Seconde Guerre Mondiale.