lundi 30 juin 2014

Réunion débat : les conséquences du pacte de responsabilité sur les quartiers populaires




Ce soir à 20h30 au siège de la Fédération PS de Seine-Saint-Denis. (Avec preview spéciale Coupe du Monde dès 18h pour les footeux...)

lundi 16 juin 2014

Hémorragie de militants au Parti Socialiste


Le premier secrétaire par intérim du Parti Socialiste, Jean-François Cambadélis vient d'annoncer que le Parti Socialiste avait perdu 25.000 militants. Désormais, le Parti est sans doute bien loin des 300.000 adhérents sans aucun doute trop légèrement revendiqué en avril dernier par la direction du PS.

Il ne s'agit pas d'une hémorragie consécutive aux deux derniers échecs électoraux mais d'une tendance plus profonde car conformément aux statuts la perte du statut d'adhérent est automatique au bout de deux années.
Jean-Christophe Cambadélis tend à relativiser le phénomène en mettant cela sur le compte d'un turnover naturel au sein du parti.

La situation est sans doute plus dramatique que cela. En effet, en phase de préparation des listes électorales pour les élections municipales, les adhésions sont plus nombreuses car l'adhésion effective est exigée dans un grand nombre de fédérations pour pouvoir figurer en qualité de candidat sur les listes et pour les faire voter en section. Le Parti Socialiste aurait du naturellement voir ses effectifs gonfler dans cette perspective. Cela n'a pas été le cas et donc cela signifie que l'hémorragie de militants a été plus importante que celle actuellezment constatée.. 

Reste à savoir s'il s'agit d'un phénomène ponctuel et si le parti verra à terme ses effectifs de nouveau gonfler. Ou s'il s'agit d'un mouvement inéluctable de militants quittant un parti dans lequel ils ne se reconnaissent plus.
Cette analyse sera plus difficile. Il n'est toujours pas facile de savoir pourquoi un militant participe de moins en moins aux activités de sa section et un beau jour disparaît définitivement...

Actuellement, être militant socialiste est un sacerdoce assez inconfortable tant à cause de l'impopularité de l'exécutif que souvent, le manque d'adhésion de ce même militant à la politique gouvernementale. Un double dilemme que ne souhaitent plus assumer de nombreux de militants.

Et pourtant, l'existence d'une base militante est primordiale pour tout parti. Sans doute, le prochain congrès prévu en 2015 sera essentiel tant pour se compter au sein des divers courants que pour la survie même du Parti Socialiste.

jeudi 5 juin 2014

Copé en Byg-meeting chez son ami Beschizza !



Jean-François Copé a choisi Aulnay-sous-Bois, ville dont son ami Bruno Beschizza est maire pour son dernier meeting en qualité de dirigeant de l'UMP. 

«Dans cette affaire terrible, je veux vous le dire une nouvelle fois, mon intégrité est totale»

Ce dernier meeting du "chef" Copé est bien sûr placé sous le signe de l'Affaire Bygmalion qui a précipité sa destitution de la tête de l'UMP malgré ses dénégations. Face aux multiples accusations dont il est la cible au sein même des dirigeants de l'UMP, Jean-François Copé veut profiter de ce meeting pour dire enfin sa vérité.

Allez chiche Jean-François, déballe tout !

vendredi 30 mai 2014

Le général triste de Varsovie est mort


Wojciech Jaruzelski est mort dimanche dernier, le 25 mai 2014. Le général Jaruzelski, c'est l'homme fort de la Pologne de 1981 qui sur fond d'insurrection populaire déclare l'état de siège. Au même moment les armées soviétiques se massent aux frontières sur ordre d'un Kremlin fort mécontent de l'agitation créée par le syndicat Solidarnosc et son leader, Lech Walesa. Les souvenirs et les images sont floues (d'origine). Au vert des uniformes répond la grisaille des grandes avenues de Varsovie et la tristesse d'un pays alors muselé.
Né en 1923 et élevé au sein d'une des plus anciennes familles nobles de Pologne, peu de choses le disposait Wojciech Jaruzelski à finir dans la main de l'ogre soviétique. Son grand-père fût exilé en Sibérie pour sa participation à l'insurrection de 1863. Son père fût volontaire lors de la guerre polono-soviétique de 1920. Quant en 1940, les sovitiques envahissent la Pologne, sa famille se réfugie en Lituanie d'où elle sera finalement déportée. Le père finit au Goulag en Sibérie tandis que le jeune Jaruzelski et sa mère sont envoyés dans les Monts Altaï.
Et pourtant, il s'engage alors dans la toute nouvelle armée polonaise créée sous le contrôle de l'Armée Rouge. Il combat sur la Vistule et sur l'Oder. Après son retour en Pologne, il gravit tous les échelons au sein de l'armée, devenant chef d'état-major en 1965. En 1968, il participe à l'éviction des juifs au sein de l'armée et devient ministre de la défense. Cette même année, il participe à l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du Pacte de Varsovie en répression du Printemps de Prague. En 1970, il participe à la violente répression des émeutes de la Baltique.
C'est tout naturellement lui qui devient l'homme fort de la Pologne en décembre 1981, décidé à réprimer l'espoir démocratique suscité par le syndicat Solidarité.
Quant en 2007 au crépuscule de sa vie, il sera mis en accusation pour instauration de la loi martiale, le général Jaruzelski plaide que son coup d'état a évité une invasion militaire soviétique bien plus sanglante. Pour des raisons de santé, le procès n'aura jamais lieu et encore aujourd'hui, on continue de s'interroger sur le général triste de Varsovie.

mardi 27 mai 2014

Sans regret (Copé démissionné de l'UMP)


Ce mardi matin, Jean-François Copé est contraint à la démission de la tête de l'UMP. Il quittera ses fonctions le 15 juin. En pleine affaire Bygmalion, sa position était intenable et menaçait la survie même du principal parti de droite.

Alors que le siège du l'UMP est l'objet d'investigation de la part de la Police et de la Justice, cette survie tient à peu. L'incendie est dans la maison et cette affaire Bygmalion risque d'avoir de répercussions sur l'avenir du mouvement. A cette heure, on ignore si elle entraînera aussi la chute de Nicolas Sarkozy, mais il est clair que l'ancien président voit ses chances de revenir dans la course présidentielle se réduire de jour en jour. 

Quant à Jean-François Copé, nous ne le regretterons pas. Du pain au chocolat à "Tous à poil", il a poursuivi le rapprochement idéologique et sémantique avec le Front National initié par Nicolas Sarkozy, sans pour autant obtenir l'affaiblissement du parti d'extrême-droite.

vendredi 23 mai 2014

Quelques bonnes raisons de voter pour la liste PSE menée par Martin Schulz

Martin Schulz, téte de liste du PSE et bête noire
de la chancellière Angela Merkel

Ben voilà, ce sont les dernières heures de cette campagne européenne. Une campagne surtout monopolisée par les anti-européens  : nationalistes, populistes, souverainistes ont encore une fois trusté l'attention de médias toujours plus en demande de sensationnel, de phrases chocs et d'idées courtes.

Le faux débat

Le débat européen a trop souvent été réduit à la question de savoir s'il faut plus ou moins d'Europe. Une façon biaisée et caricaturale de la construction européenne.

La véritable question n'est pas de savoir s'il faut plus ou moins d'Europe mais bien de quelle Europe nous voulons.
Car finalement, ce que rejettent les européens ce n'est pas l'Europe mais un modèle européen libéral uniquement centré sur la construction financière et le libre-échangisme.
Les Européens aspirent à une Europe plus sociale qui privilégie le développement économique, l'éducation, les échanges culturels et la préservation des espaces naturelles.
Une Europe qui renoue avec la croissance et échappe à la spirale déflationniste du moins-disant social.


Juncker, Sarkozy, Barroso : l'Europe des faillis et des tricheurs


S'il existe aujourd'hui un rejet de l'Europe, c'est bien celle des Merkel, Sarkozy, Barroso et Juncker, celle incarnée par le libéralisme débridé mené par la droite européenne du PPE, à laquelle adhère l'UMP.

Pourquoi voter pour la liste PSE et Martin Schulz ?

Il est clair que l'Europe telle qu'elle est construite et gérée actuellement ne convient plus à la majorité de ses habitants.
Il faut donc se donner les moyens de changer de façon décisive l'orientation des politiques européennes et battre pour cela les candidats du PPE.

Or, seul le PSE est en mesure de le faire. Selon les sondages, les deux grands partis sont au coude à coude. Dans treize états, les forces de droite devraient arriver en tête : Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Croatie, Espagne, Finlande, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne et Slovénie. Dans onze autres pays, la gauche arriverait en tête Bulgarie, Estonie, Grèce, Italie, Lettonie, Lituanie, Malte, Portugal, Roumanie, Slovaquie et Suède. Dans les quatre derniers états, les partis populistes et nationalistes pourraient arriver en tête : Danemark, France, République Tchèque et Royaume-Uni.


Composition du parlement européen selon les enquêtes d'opinion 

à une semaine des élections des 22-25 mai 2014

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Le vote à gauche doit donc être motivé par cette perspective de faire balancer à gauche la majorité parlementaire et chaque vote compte.
Certes, on n'est pas toujours d'accord avec le programme du PSE mais il faut se focaliser sur les points de convergence au lieu de s'éparpiller sur les points de divergence.

La grande multiplication des listes est un écueil à éviter. Ainsi, en Île-de-France, sur 31 listes candidates, seulement 10 ont été en mesure de fournir des professions de foi et peuvent être qualifiées de sérieuses.

Le résultat du vote sera d'autant plus tranché que le nombre de candidats par région est faible et que l'abstention amplifie les mouvements de vote.
Dans ce climat d'abstention, votre vote exprimé en faveur du PSE aura donc un poids important dans le résultat final.

En résumé et dans l'ordre ou le désordre, en votant dimanche pour les listes présentées par le PSE, vous pouvez :
- sanctionner efficacement le PPE libéral et libre-échangiste de Juncker et Merkel
- faire barrage aux partis extrémistes et nationalistes, alliés objectifs de la droite
- voter de façon sûre pour une gauche parlementaire européenne
- faire de votre vote un vote efficace qui pèsera effectivement dans les résultats.

Nous avons besoin de votre mobilisation.

Choisissez enfin votre Europe : 

ce dimanche votez pour les listes du PSE.