Il a beau jouer l'accablement et la victime expiatoire, Manuel Valls a bien fait un grosse connerie. D'ailleurs, ses petits camarades du gouvernement le savaient avant même son départ de Poitiers. Selon Le Canard Enchaîné, "Yves Colmou (son conseiller politique, ndlr), Jean-Christophe Cambadélis et Jean-Marie Le Guen avaient, tour à tour, essayé de le dissuader d’entreprendre ce voyage". Même François Hollande, s'en est ému : " Manuel est gonflé d'agir ainsi ".
Et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de renchérir : " L'exercice de l'Etat n'est pas le bon plaisir ".
Manuel Valls a bien utilisé les moyens de l'Etat mis à sa disposition de part sa fonction de premier ministre pour effectuer un voyage privé entre le Congrès Socialiste de Poitiers et un match de football à Berlin.
A l'heure où il impose une austérité sans précédent sur les services publiques, les collectivités locales et les organismes sociaux, la révélation de ce voyage est dévastatrice.
Bien plus, Manuel Valls continue à s'accrocher au caractère officiel de sa visite berlinoise tentant de circonscrire le feu médiatique à la seule présence de ses enfants.
Monsieur Valls oublie qu'il est le représentant d'un parti de Gauche porteur d'une culture diamétralement opposée à celle d'un Nicolas Sarkozy. Alors qu'à droite, des Sarkozy ou des Balkany peuvent abuser des moyens offerts par leurs fonctions sans susciter l’opprobre de leur famille politique, il en est pas de même à Gauche comme en témoigne la très récente et douloureuse affaire Cahuzac.
Aujourd'hui, Manuel Valls persiste dans l'erreur et l'aveuglement. Jusqu'où ira sa descente aux enfers ?
